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Dernièrement, j’ai lu une étude réalisée en 2018 sur les femmes et l’entrepreneuriat en Afrique. Elle révélait que sur le continent se trouve le taux d’activité entrepreneurial des femmes le plus élevé au monde. Environ 24 % d’entre elles, en âge d’exercer un emploi, ont choisi la voie de l’entrepreneuriat spécialement dans la mode africaine.

Certes, il faut être conscient que cela peut parfois représenter un choix « forcé », car les structures ne sont pas forcément présentes, mais quand on voit que sur le continent américain que le taux est réduit de moitié, et qu’en Europe, il descend jusqu’à seulement 6 %, on peut supposer que la mentalité y est sensiblement différente.

On retrouve également cette grande présence féminine dans la mode africaine. Est-ce un hasard ? Je dirais que non, puisqu’on en voit dans tous les domaines du milieu : dans les comités d’organisation d’évènements, à la présidence des associations ou comme designers. 

Cela est justement dû au fait qu’elles ont dû créer des structures qu’elles n’avaient pas, afin de se faire connaître, et de pouvoir grandir. Il faut cependant leur accorder le crédit d’avoir pris le risque de se lancer.

On m’a souvent suggéré de développer la mode africaine pour les femmes dans mon blog. J’ai donc essayé de répondre à cette demande de la meilleure façon possible. Pour illustrer mes propos, je vous ai trouvé une collaboration entre femmes, qui a donné naissance à une collection nommée « Bal Poussière ». Elle est le fruit d’un travail entre Aissé N’Diaye, fondatrice de la marque Afrikanista, et Marina Wilson, fondatrice du média culturel en ligne Black Square. Qui sont-elles ?

Aissé, est une femme que j’ai eu la chance de rencontrer durant l’Afrodyssée 2018. Afrikanista se démarque par un storytelling très travaillé, qui s’inspire de la culture ouest-africaine ou du positionnement des noirs en France. Je publierai notre interview dans les jours à venir, afin que vous puissiez apprendre à la connaître. J’ai beaucoup appris à travers notre échange !

Marina Wilson est à la base de nombreux concepts qui tournent autour de la créativité des afro-descendants. Dernièrement, elle a publié un TOP 100 des créatifs afrodescendants sur son site. Il faut absolument aller le consulter. Divisé en plusieurs thèmes, comme les arts ou la mode, il est une excellente base si vous recherchez les talents de la communauté noire ou si vous vous intéressez à une culture différente.

Mais ce n’est pas tout, j’ai également pu compter sur 2 modèles femmes, afin de réaliser un shooting de qualité, qui mettra un point final au projet Africa To The World de la plus belle des manières. Si j’ai choisi cette collaboration, c’est parce qu’elle reflète l’état d’esprit des femmes qui règne dans le milieu. Elles ont en quelque sorte bâti elles-mêmes une industrie dans une industrie : des créatrices, des personnes qui les diffusent, et d’autres qui les mettent en avant.

On donne alors la chance à toutes et à tous de s’exprimer artistiquement, et cela permet à tout le monde de s’y retrouver. C’est là que se trouve la différence significative par rapport au milieu de la mode occidentale où l’on retrouve la plupart du temps des hommes derrière les marques. Je ne tiens pas à faire l’apologie des femmes à travers ce post. Je désire simplement faire la lumière sur une différence sensible, entre la mode occidentale et la mode africaine. Qui sait ? Cet article servira peut-être de déclic à ceux qui ont encore des doutes sur le potentiel de ce marché.

Peace!